19/06/2009
Alerte médias: l’apartheid israélien en justice
Le procès entamé par des Palestiniens du village de Bil’in débute aujourd’hui à Montréal alors que le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon accueille le ministre des Affaires étrangères israélien d’extrême droite Avigdor Liberman.
Point de Presse : Lundi 22 juin, 12h30 Cour supérieure du Québec, 1 Notre-Dame Est Montréal, Québec, métro Place-d’Armes/Champs-de-Mars
Contacts médias : 514 659 0106 (anglais) / 514 690 9603 (français)
Les interlocuteurs incluent :
Une manifestation aura lieu le lundi 22 juin à Montréal et coïncide avec le début des séances du procès engagé par le village palestinien de Bil’in à la Cour supérieure du Québec. Ce procès cite deux compagnies enregistrées au Québec et impliquées dans la construction de colonies israéliennes illégales sur les territoires de Bil’in et ceux limitrophes.
Pendant ce temps, Lawrence Cannon, le ministre des Affaires étrangères du Canada accueille à Ottawa l’homme politique israélien d’extrême droite et membre du gouvernement israélien Avigdor Liberman. Liberman a depuis longtemps été le champion de la construction et de l’expansion des colonies israéliennes illégales sur les territoires palestiniens. Le gouvernement conservateur canadien est de nouveau en train de montrer son négligence des droits humains du peuple palestinien reconnus internationallement et de ses droits historiques en accueillant un homme de politique israélien d’extrême droite, hautement raciste.
Alors que les Palestiniens du village de Bil’in vivent sous l’occupation permanente de leur territoires, encerclés par le mur d’apartheid israélien, Mohammed Khatib, Abdullah Abou Rahme, et Mohammed Abou Rahme représentant le village de Bil’in en compagnie de l’avocate israélienne Emily Schaeffer ont voyagé au Canada pour exposer la lutte populaire du village de Bil’in dans le contexte du procès historique qui va débuter aujourd’hui au Québec.
"Alors que le ministre des Affaires étrangères canadien glorifie un homme de politique israélien qui appuie l’expansion des colonies israéliennes sur nos territoires, on est en train de chercher la justice dans les tribunaux", explique Abdullah Abou Rahme du Comité populaire de Bil’in contre le mur et les colonies. "Le Canada, aujourd’hui, est ouvertement en train d’accueillir un homme de politique israélien qui a fortement appuyé l’effusion de sang à Gaza l’hiver dernier et qui a pour carrière l’occupation de notre pays la Palestine."
Ce procès historique oppose Bil’in à Green Mount International Inc. et Green Park International Inc. deux compagnies enregistrées au Québec et accusées de construction illégale de colonies sur les territoires de Bil’in.
"Les colonies israéliennes en Cisjordanie et presque 500 000 colons israéliens illustrent la perpétuelle occupation militaire israélienne de la Palestine," souligne Mostafa Henawy membre de Tadamon! Montréal. " C’est atroce de voir que le Canada accueille aujourd’hui Avigdor Liberman qui défend continuellement la construction de colonies israéliennes qui sapent la possibilité de création d’un État palestinien."
Mohammed Khatib du Comité populaire de Bil’in contre le mur et l’avocate israélienne de Bil’in Emily Schaeffer ont fait avancé le procès avec l’aide de l’avocat canadien Mark Arnold.
Mohammed Khatib et Emily Schaeffer viennent juste de terminer une tournée dans onze villes canadiennes, c’était une période préparatoire au procès histrorique qui commence aujourd’hui à Montréal.
Le procès de Bil’in contre la construction des colonies sur ses territoires se basent sur des lois canadiennes qui adoptent les clauses des conventions de Genève et du Statut de Rome de la Cour pénale intenationale qui interdisent une force occupante de transférer sa population civile dans les territoires occupés comme résultat de guerre.
Bil’in, un village palestinien de la Cisjordanie, est un symbole international de la résistance populaire palestinienne contre l’occupation israélienne. Depuis 2005, les villageois mènent des manifestations hebdomadaires contre la construction permanente du mur d’apartheid et des colonies israéliennes illégales sur son territoire. Les activitistes israéliens et internationaux ont conjointement et régulièrement participés à ces manifestations.